Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Dans le trainDans le train

C'est l'envie d'écrire qui emporte comme un tourbillon,
de quoi fixer les vécus, autant que les intentions
alors les mots viennent comme une chanson,
ici, une connue d'un artsite connu, qui se cache dans ma mémoire
"ah tu verras tu verras..."

Ce sont des gens dans le train qui lèvent le nez d'un livre, d'un teléphone,
pour regarder les autres, qui font route avec eux.
Tous dans la même direction, dans la même galère, et pourtant indifférents..

C'est rentrer chez soi après avoir vu la famille, Là-Bas
C'est revenir Ici, retrouversa tranquille vie
Et pourtant... Repenser à Là-Bas, repenser à Ici,
"Venant d'un autre monde..."
Les gens dorment, écoutent leur musique, quoi de plus banal qu'un voyage en train.
Et pourtant, chacun navigue dans son Esprit,
avec la conviction d'être différent, par choix ou par fatalité.
Tout ces gens se ressemblent, dans ce regard vide caractéristique
ils voient leur intérieur, leurs souvenirs,
Quand il en sortent, ils fixent leur voisin, se demandant peut être
ce que les autres pensent. si pour eux c'est pareil.

AventureAventure

La nuit commençait à s'épaissir, mon père me ramenait chez mes grands-parents où je devais dormir.
J'avais prévu de rejoindre ma cousine à une soirée dans un bar sur la jetée, aussi je guettais sa présence en passant.
Je la vit assise à une table, en compagnie d'une amie à elle, du même prénom.
Je sortit de la voiture et remerciais mon père, je rentrerais avec elles.
Je les rejoignit donc à leur table, m'asseyant tout sourire. L'amie, cheveux blonds bouclés, avait une robe courte au décolleté profond.
Elle avait ces manières dignes des rôles de cinéma où l'actrice joue le jeu de la séduction à grand renforts de recoiffage, sourires coquins, levres gourmandes...
Je la cataloguais assez rapidement dans ces filles croqueuses d'hommes, et espérais secrètement que ma cousine en prendrais leçons.

Leurs cibles, à la table en face, ne semblaient pas leur porter attention.
Et pour cause, ces deux charmants garçons furent rejoints par deux jeunes filles.
Mes compagnes, déçues, abandonnèrent leur poste pour courir d'autres gibiers. Elle allèrent vers la jetée, pour un dernier tour.
A ce moment là, un jeune homme, visiblement déja imbibé d'alcool, lancait des tirades un peu fortes à l'encontre du savoir-vivre dans cette ville.
Sautant sur l'occasion, elles l'abordèrent pour lui démontrer que les jeunes filles d'ici, en plus d'être jolies, savaient s'amuser.
Il les emmena donc à boire dans un autre bar, et leur proposa des vodka arrangées.
Je suivais avec un sourire amusé les réaction des filles, et refusais l'invitation de l'alcool.
Pendant que nous prenions des chaises, il partit commander, donc, trois vodka arrangées à divers parfums.
Il revint avec cinq whisky-coca ( ! )
Je rigolais intérieurement de l'état bien avancé de ce dragueur raté, mais laissait le champ libre au filles.
J'avais aussi secret espoir d'en apprendre un peu plus sur les techniques de drague actuelles.

Pendant ce temps, les conversation allaient bon train, tout d'abord assez sage (cela dura peu de temps, les deux parties étant bien interessées par la suite), puis franchement déshinibés.
Je ne me rapelle plus exactement quels étaient les mots et sujets exacts, mais je me souviens m'être fait passer pour une fille aimant les filles, afin de laisser mes amies se débrouiller sans mon intervention.
L'amie lui lancait des oeillades, lui faisait du pied sous la table, dégageait ses épaules, faisait des mouvements de lèvres très suggestifs... Ma cousine se contentait d'observer, autant le comportement de son amie que la discussion à quatre: je n'arrêtait pas de casser le gars, ce qui provoquait assez souvent l'hilarité des filles.
Il en profita qu'elles ailla faire un tour au petit coin pour essayer de me faire changer d'avis à grand renforts de termes très explicites.
Décidément ce garçon n'avait pas froid aux yeux !
Il en résulta quelques remarques désagréables.. devrais-je préciser méprisantes, ou cassantes ? qui ne le démontèrent pas le moins du monde, et qui me firent beaucoup rire.
Je crois bien n'avoir jamais autant rit à une soirée arrosée.
La serveuse avait profité de l'absence des demoiselles pour me demander si c'était bien raisonnable de boire à leur âge.
Elle en paraissaient seize toutes les deux, et moi plus de la vingtaine. Alors qu'elles étaient majeures (à quelques jours près) et pas moi.
Je rassurais bien sûr la serveuse en disant qu'elles étaient sous ma responsabilité et que je n'avais rien bu, ce à quoi elle me répondit par une grimace pas convaincue mais tolérante.
Le trio s'envoya donc joyeusement les whisky-coca, ma cousine d'arrêtant au troisième, son amie au cinquième, et le gars au huitième.
A l'heure de fermeture du bar, tous marchaient de manière approximative.
Je laissait l'amie dans les bras du gars, et prenait ma cousine par l'épaule pour marcher jusqu'à la jetée, gardant tout de même un oeil sur le couple marchant derrière.
Le monsieur en question commençait à draguer de manière plus ouverte et plus physique, mais l'amie avait l'air de pouvoir gérer ses avances, je ne m'en suis pas mêlée.
C'est lorsque nous sommes arrivés sur la jetée que les choses se sont dégradées.
Il venait de plaquer l'amie contre la rembarde, et fouillait outrageusement dans sa poitrine, l'amie faisant une grimace de douleur et de dégoût, mais trop ivre pour se dégager.
J'intervint en tirant en arrière le gars, qui manqua tomber, et qui me couvrit d'un chapelet d'injure à mes prétendues préférences féminines qui ne devaient pas empêcher les autres de s'amuser.
Je n'avait jamais eu à affronter un mec bourré, et ai déja eu de mauvaises expériences avec des hommes violents, aussi je jugeai plus sage de demander de l'aide.
J'interpellais donc deux jeunes gens qui se promenaient sur la jetée, et leur demandais de nous racoompagner, moi et mes amies.
Attente à quoi il furent ravi de répondre, ils étaient sobres et assez charmant...
Je restais sur ma position lesbienne, et pensais les laisser aux filles s'ils leur plaisaient.
Ils éloignèrent l'importun avec calme et assurance, et nous racompagnèrent. L'amie se lova dans les bras du plus grand, et je poussais ma couisne à faire de même avec l'autre.
Ils insistèrent évidemment pour rester un peu encore avec nous, sans avoir la possibilité de nous offir un verre. Vu l'heure, les bras étaient fermés depuis longtemps. Ils proposèrent d'aller passer un moment sur la plage.
Ce à quoi l'amie me supplia du regard d'accepter: je venais de passer "responsable référent" et.. acceptais, bien sûr.
Je ne m'étendrais pas sur ce qui se passa sur la plage. Il faisait froid et le sable piquait.

Ma cousine et son amie en furent quittes pour une bonne frayeur, elle me remèrcièrent le lendemain matin et promirent de ne pas recommencer.
C'était il y a deux ans.
Je viens de passer une soirée d'anniversaire de ma cousine, avec cette amie.
Croyez moi, elles ont pas changé ! Et elles ont pas non plus tenu leur promesse ;-)

Ces gens làCes gens là

Il y a des gens qui ne sourient pas
aux gens qui ne sourient pas
Et ceux qui ne sourient pas
ne comprennent pas ceux là.

Il y a des gens qui s'étonnent, que de lancer sarcasmes coup sur coup,
peut paraître désagréable, et oter le sourire

Il y a des gens qui croient qu'insulter est permis,
sous prétexte de la liberté d'expression
sans penser à l'atteinte au coeurs des gens

Il y a des gens qui croient qu'insulter est banal
qu'ils se défendent d'une agression
sans penser qu'on leur souhaite seulement du bien

Il y a des gens qui insultent sans arrêt,
pour se construire une place, se tailler un morceau
quand personne ne les écoute, ils crient plus fort

Alors ces gens là,
On ne leur sourit pas
Et quand ils demandent pourquoi...
Que voulez vous répondre, qu'ils sont désagréables,
qu'ils manquent de respect, qu'ils sont entendus ?
Pensez vous qu'ils écoutent, ce que nous pouvons leur proposer ?

Il y a des gens qui observent les autres
avec ce regard dérangeant qui vous rends différents
qui vous pose la question: pourquoi moi ?
Il y a des gens qu'on n'ose pas regarder dans les yeux
de peur de ne pouvoir soutenir la tension.
Il y a des gens qui observent et étudient,
et peuvent attaquer vos points faibles en un coup
vous laissant démuni, vaincu sans même combattre.
Il y a des gens curieux, qui veulent savoir sans demander
il y a des gens innocents, qui se contentent d'apprendre.

Que deviennent ces livres ?Que deviennent ces livres ?

Que deviennent ces livres, quand leurs étagères changent de mains ?
Que deviennent ces receuils, quand leur amour s'éteint ?
Que deviennent ces papiers, neufs défraichis par le temps ?
Que deviennent leurs mots, histoires d'un instant ?

C'est quand la Buena Madre a évoqué cela,
De quitter sa maison, que tout est apparu.
l'horloge restaurée, l'armoire resteront là,
Les canapés et fauteuils partiront au hasard.
Les tapis fuiront vers un autre avenir, peut être bourgeois
Ce fauteuil là restera, il est antique.

Mais que deviendront les livres de peintures,
Les livres d'autrefois que le temps a patiné,
Que les yeux ont suivi, que l'usage a usé,
Les livres de voyages, autant que les photos
Je repense à cette armoire, bien précieux,
débordante de photo, diapositives, disques vinyls...
Que deviendront le piano, la platine de disques,
Les lampes d'un autre temps, les portraits des ancêtres...

Tout cet amas de choses qui ont construit leur vie,
Qui risque de disparaitre avec eux.
Tout ces détails qui les font aurjourd'hui,
Qui font qu'on se souviendra d'eux.

Que feront nous de tout cela, quand ils le lègueront,
Amas de vielleries, désuets, méprisés,
Feront nous de même avec le souvenir de leur anciens propriétaires ?
Les jetterons nous petit à petit,
au fur et à mesure de l'oubli de leur vie ?

Personne ne peut accueillir ces objets amassés
symbole d'une vie passée,
en gardant de la place pour cette vie qui s'annonce
si pleine de futurs souvenirs, qui disparaitrons avec nous...

J'aurais de la peine à laisser tout ces livres,
magnifiques de leur temps, maintenant dépassés.
Je ne pourrais jamais tous les récupérer, manque de place.
Je ne pourrais jamais tous les lire, il est deja trop tard.
Je ne pourrais jamais conserver ce qu'ils disent,
de leur vie, leurs amants, leur jeunesse et leur temps...
Les classeurs entiers remplis de photos, des voyages en pagailles
leur vie, leurs parents, leurs enfants, et nous, petits enfants...

Envoyez aux archives de France tout ces documents,
qui font notre histoire, mais qui nous encombrent,
qui font notre richesse, mais à qui on ne donne rien.
Leur doit-on quelque chose ? Mémoire surement,
mais à quel stade, quelle génération ?
honorons les vivants, eux nous le rendrons !